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guide des relations sculpteur-consommateurDocumentation » Guide des relations sculpteur-consommateur » page 13Les mots soulignés sont particuliers à la pratique. Vous n'avez qu'à les cliquer pour lire leur définition. Les symposiums (suite)2- L'organisation d'un symposium (suite)
À ces questions s'ajoute encore celle de la répartition des sites entre les participants. Certes, il peut être souhaitable
que, pour accélérer la réalisation des oeuvres, les sites soient répartis entre les participants avant le début de
l'événement. Cependant, lorsque cela ne pose pas de problème majeur ou de frais additionnels d'aménagement, de services
ou de transport de matériaux, les organisateurs doivent faire preuve d'une certaine souplesse et autoriser les échanges
de sites entre participants.
Les symposiums de sculpture se déroulent généralement sur une période de quelques semaines ou de quelques mois. C'est court lorsqu'on veut réaliser une oeuvre de grandes dimensions, ce qui est souvent le cas. Pour éviter toute ambiguïté génératrice de retards indus, il est essentiel que les responsabilités des organisateurs et des artistes soient clairement établies, et dans l'invitation, et dans le contrat. Qui sera le propriétaire des oeuvres et quelles seront les responsabilités quant à leur conservation? Quelles seront les modalités du transport et du séjour des participants? Qui en assumera les frais? Quelle sera la rémunération des artistes et comment les paiements seront-ils répartis? Quelles seront les modalités de fourniture des matériaux et de services techniques par les organisateurs? Quelles seront les limites de la responsabilité et du budget des organisateurs dans ce domaine? Des tiers, entreprises ou services publics, seront-ils associés à la prestation de services ou à la fourniture de matériaux? Si c'est le cas, les organisateurs devront assumer le rôle de coordination entre les organismes et les entreprises mécènes d'une part, et les artistes d'autre part. Ils devront s'assurer que matériaux et services soient fournis dans des délais qui permettent aux artistes d'honorer leur contrat et de respecter les délais prévus. L'artiste devra-t-il prévoir tous ses besoins dans le devis technique qu'il fournira en même temps que sa maquette ou pourra-t-il élargir sa demande en cours de réalisation si le contexte de l'exécution de l'oeuvre l'amène à modifier son projet? Quel sera le budget maximum de frais de production autorisé? Dans un symposium, le chantier est généralement ouvert au public, ce qui accroît les risques d'accidents. Qui assumera ces risques et les responsabilités civiles sur le chantier: l'artiste, l'organisateur ou la municipalité? Quel montant d'assurances le responsable devra-t-il souscrire? Qui assumera les responsabilités civiles une fois l'oeuvre complétée et pour quelle période? Quels seront les délais de réalisation des tâches et d'exécution de l'oeuvre? Dans quelle mesure la présence de l'artiste sur le site sera-t-elle requise? Dans quelle mesure, l'artiste devra-t-il respecter un horaire précis? Qu'adviendra-t-il en cas de mépris de ces engagements de part et d'autre? Prévoit-on des pénalités? On trouvera au Conseil de la sculpture du Québec des exemples de contrats de commande conçus spécialement pour ce genre d'événement. 3- Le symposium, lieu de communication
Le symposium est, par sa définition même, un lieu de communication. Aussi, les échanges font-ils partie intrinsèque, et
de la description des tâches des participants, et de la responsabilité des organisateurs. Le symposium est d'abord un leu
d'échanges entre experts. Dans un symposium de sculpture, ces échanges peuvent être formalisés dans le cadre de colloques,
tables rondes, voire de collaboration à une oeuvre commune.
Mais ce sont d'abord les échanges quotidiens de services, d'informations techniques, d'expériences professionnelles, de connaissances et de réflexions sur l'art, le partage d'une expérience de vie et de création commune qui font la richesse d'un symposium. Dans cette perspective, le rôle des artistes participants est de s'ouvrir le plus largement possible à de tels échanges, d'être à la fois disponibles et curieux des autres. Quant aux organisateurs, ils se doivent de susciter ces interactions entre participants, tant par leur présence attentive que par l'organisation de rencontres informelles et d'activités d'animation. Les symposiums offrent parfois aux participants l'occasion de sortir du cadre de leur discipline. C'est le cas de la plupart des symposiums de sculpture. Souvent, on y associe la tenue de colloques au sein desquels les artistes sont appelés à confronter leur pensée à celle d'experts d'autres disciplines, philosophes, critiques, historiens d'art et autres chercheurs en science de l'art. L'organisation de visites commentées par des critiques et des conservateurs de collections privées et publiques, ou encore de rencontres informelles entre les artistes participants et d'autres experts de l'art ou même des chercheurs d'autres disciplines dont les préoccupations rejoignent le thème proposé, peut aussi favoriser ces échanges élargis. Nous avons souligné plus haut l'importance de la communication avec le public, de son éducation artistique. Cette communication doit s'établir bien avant l'ouverture du symposium et cela d'autant plus que les oeuvres réalisées seront éloignées de la conception de l'art du public visé. Il faut dès le départ développer une complicité avec le public, qu'il se sente partenaire de l'événement et en tire une fierté. Les médias jouent ici un rôle capital. C'est le cas particulièrement des médias locaux dont le public se sent le plus proche, surtout de la télévision qui, de nos jours en milieux populaires, est devenue l'instance par excellence de consécration sociale. Parmi les moyens de promotion qui ont été utilisés avec succès par des organisateurs de symposiums, notons l'exposition des maquettes retenues, leur publication dans un dépliant ou un catalogue, leur diffusion dans les médias locaux, voire l'invitation du public à participer au processus de sélection. Des activités d'animation et d'éducation avec la participation des artistes ou d'autres spécialistes sont également susceptibles de favoriser une meilleure compréhension des oeuvres et, par là, leur acceptation par le milieu. Mentionnons à titre d'exemple les visites guidées, les jeux-concours autour des oeuvres, les ateliers d'initiation à la sculpture et à ses techniques pour les enfants ou les familles et même la réalisation par le public d'une oeuvre collective. Ultimement, on tentera de créer autour des oeuvres du symposium un sens de la propriété associé à l'appartenance à la communauté même. Ce lien puissant entre la communauté et les oeuvres sera pour celles-ci, la meilleure protection contre le vandalisme et la destruction. 4- L'évolution des oeuvres et du site
Une fois le symposium terminé, s'ils ont opté pour un site permanent, les organisateurs devront s'assurer par contrat que
le propriétaire respecte ses engagements quant à l'identification des oeuvres, au respect de leur intégration au site, à
l'entretien du site et des oeuvres conformément aux devis d'entretien fournis par les artistes. S'ils ont adopté la solution
d'un site temporaire, ils devront s'assurer que les oeuvres soient, ou retirées par les artistes dans les délais prévus, si
ces derniers demeurent propriétaires des oeuvres, ou transportées avec les précautions nécessaires sur un site permanent.
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