![]() |
|
Entrée des membres
|
||||||||||||
![]() |
|
|||||||||||||
![]() |
![]() |
guide des relations sculpteur-consommateurDocumentation » Guide des relations sculpteur-consommateur » page 10Les mots soulignés sont particuliers à la pratique. Vous n'avez qu'à les cliquer pour lire leur définition. La commande d'oeuvres d'art (suite)6- Les étapes de la commande d'une oeuvre d'art et le mode de sélection
Une fois définis les besoins et la nature de la commande, vient l'étape du choix de l'artiste auquel elle sera confiée.
Parfois, le client, s'il s'agit d'un particulier ou d'un chef d'entreprise, souhaitera confier directement son projet à un
artiste dont il connaît et admire déjà l'oeuvre.
Parfois, le client voudra élargir l'éventail des choix qui s'offrent à lui. Les publications, livres et magazines d'art, les centres de documentation des associations d'artistes comme le Conseil de la Sculpture du Québec et Visual Art Ontario, les diapothèques des musées, des universités, des organismes gouvernementaux comme la direction du programme d'intégration d'oeuvres d'art à l'environnement du Québec ou la banque d'oeuvres d'art du Conseil des arts du Canada sont d'intéressantes sources d'information. Généralement, les services de ces organismes sont offerts gratuitement. Parfois, le client aura recours aux conseil d'un designer, d'un architecte, d'un galeriste, d'un agent d'artistes ou encore d'un expert indépendant qui, en fonction des goûts, des besoins et du budget de son client, pourra proposer quelques noms ou quelques dossiers d'artistes à partir desquels ce dernier pourra fixer son choix. Cette solution sera retenue si le budget de la commande est relativement important. En général, il est de beaucoup préférable de rémunérer ses conseillers. C'est la meilleure façon de s'assurer de leur rigueur et de leur professionnalisme. Les frais de services-conseils devraient être de beaucoup inférieurs au budget total de la commande. On pourra s'informer, sur les tarifs courants versés à des membres de jury ou à des conseillers, auprès d'associations d'artistes ou encore d'organismes gouvernementaux qui recourent fréquemment à de tels services. Si le client est une grande entreprise, une administration ou un organisme public et que le budget alloué au projet est assez important, il pourra être intéressant, voire nécessaire de réunir un jury dans le cadre d'un concours. Ce jury pourra être formé d'expert auxquels se joindront des représentants du client, généralement des cadres ou des employés qui ont quelques connaissances artistiques ou du moins quelque intérêt pour l'art. La participation de représentants de l'organisme ou de l'entreprise au processus de sélection permettra d'assurer que les objectifs de l'entreprise soient pris en considération dans les délibérations du jury; elle fournira une caution morale à l'artiste sélectionné et favorisera l'intégration de l'oeuvre à la vie de l'organisation ou de l'entreprise. Si le client est un organisme public qui offre des services, on pourra inviter un représentant des usagers comme membre du jury. Cette personne devra évidemment être représentative du milieu. Les experts seront choisis en fonction de leur compétence, de leur connaissance de la sculpture et du milieu artistique visé. Autant que possible, on tentera de diversifier le jury, son origine, sa formation, son orientation, de façon à se voir offrir le plus d'alternatives possible. Si le client est une entreprise, il pourra aussi se laisser guider, dans le choix des membres du jury, par des affinités personnelles ce qui serait évidemment inacceptable dans le cas d'un organisme public, du moins dans le cadre d'une société démocratique. Chaque mode de sélection a son avantage. La sélection en une seule étape, avec ou sans jury, est plus économique et plus rapide. Elle convient mieux aux petits projets. La sélection par voie de concours public est un processus relativement long et coûteux qui est habituellement réservé aux grands projets. Que l'on choisisse l'artiste à partir d'une banque de données existante ou que l'on procède par voie de concours, la sélection pourra se faire en une ou en plusieurs étapes. Si l'on opte pour une sélection en une seule étape, il sera prudent de prévoir un ou plusieurs remplaçants dans l'éventualité du refus ou du désistement de l'artiste retenu. Dans le second cas, le client, aidé ou non d'un jury, choisira quelques artistes qu'il invitera à présenter une esquisse ou une maquette conçue en fonction de ses besoins. Le client devra alors prévoir une rémunération pour tous les artistes participant au concours, rémunération qui sera proportionnelle à l'importance du travail demandé et à l'ampleur du projet. Ainsi, pour la réalisation d'une esquisse, les artistes recevront quelques centaines de dollars alors que pour une maquette élaborée accompagnée de plans, d'esquisses et d'un devis, le client pourra allouer jusqu'à 5000 $ à chacun des participants. La complexité du processus de sélection et le nombre des jurés, de même que celui des artistes retenus devront être directement reliés à l'ampleur du projet et à l'importance du budget. Ainsi, il sera inutile de procéder par concours public et de demander à plusieurs artistes de présenter une maquette pour un petit projet de trophée ayant un budget de l'ordre de quelques centaines ou même de quelques milliers de dollars. Par contre, il pourra être avantageux, dès qu'on dispose d'un budget de quelques dizaines de milliers de dollars, d'ouvrir un concours public: en plus d'élargir l'éventail des choix offerts et de limiter la sélection à des artistes intéressés par le projet, cette approche peut assurer des retombées publicitaires non négligeables. Cela peut être intéressant pour une grande entreprise qui cherche à modifier ou à rehausser son image. La tenue d'un concours public s'impose aux organismes publics. Dès le lancement de l'invitation, le client devra fournir aux artistes les principales informations concernant la nature du projet, les contraintes éventuelles, le budget, les délais prévus, etc. Si on recherche une sculpture de pierre, il est inutile de faire un appel à tous les sculpteurs. On préfèrera s'adresser à ceux qui ont déjà une expertise dans le domaine du travail de la pierre. Dans certains cas de projets majeurs exigeant des expertises particulières, on pourra souhaiter que l'artiste recoure aux services d'autres experts, techniciens, praticiens, architectes ou ingénieurs. Le client pourra vouloir évaluer la compétence de ces derniers en même temps que celle de l'artiste. Il cherchera alors à obtenir également des informations sur les collaborateurs de l'artiste au moment de l'évaluation des candidatures. Si on ne dispose que d'un budget limité pour une sculpture de grand format, par exemple de l'ordre de 10 000 $, il faut au départ en informer les artistes, invités à soumettre une candidature ou une maquette. Cela évitera des démarches inutiles à des sculpteurs dont la cote dépasse largement les limites budgétaires et encouragera les participants à adopter une approche plus réaliste du projet. Il faut aussi définir ses attentes et les conditions de réalisation de l'oeuvre dès le lancement du concours ou le moment de l'invitation. Le client devrait fournir les mêmes informations à tous les candidats de façon à éviter qu'un artiste bénéficie d'informations préférentielles ce qui le mettrait dans une situation embarrassante par rapport à ses confrères du point de vue du respect des règles de déontologie. Une telle situation, si elle venait à être dévoilée, pourrait entacher la réputation du client, limitant d'autant l'impact publicitaire positif de la commande. Dans le même esprit, le client ou le jury qui évalue les candidatures à un concours, ne devrait examiner que les documents demandés. Par exemple, si un des candidats présente une maquette alors qu'on a demandé uniquement une esquisse, le client devra ignorer la maquette proposée dans son évaluation pour ne considérer que les autres documents soumis par ce candidat. |
||||||||||||
|
|
||||||||||||||